Hérisson et le bon nênê

J’ai toujours voulu allaiter mes enfants longtemps, mais pour mes deux grands, le sevrage est arrivé plus tôt que je ne l’aurais souhaité. Pour Babe, ça a été un allaitement ardu, très ardu. Après 4 mois de difficultés qui par moment me semblaient insurmontables, j’avais fini par y arriver. Quand, à 10 mois, il a décidé qu’il ne voulait plus, ça m’a fait de la peine, mais je n’avais plus envie de me battre. Et surtout, j’avais envie de p’tit bébé neuf alors que l’allaitement est, en ce qui me concerne, 100% contraceptif! Cocotine, elle, au contraire de son frère était une super têteuse. Après 3 mastites en 3 semaines, j’ai eu droit à un allaitement génial. Je n’ai jamais vu venir le sevrage, elle qui buvait encore aux 2h jour et nuit jusqu’au moment où elle n’a plus voulu, à 15 mois. En y repensant, il y avait bien quelques indices. Étrangement, alors que je n’ai jamais eu la moindre pudeur à allaiter en public, Cocotine, à partir de 1 an environ, refusait que je l’allaite devant des gens. C’est d’ailleurs pendant une visite d’une fin de semaine de ma mère qu’elle a décidé d’en finir avec le bon lait de maman. Une fois de plus, j’ai eu de la peine, mais une fois de plus, l’appel de la maternité se faisait sentir…

Avec mon petit hérisson tout rond, j’ai vécu un allaitement parfait, même pas l’ombre d’une crevasse, juste du beau, juste du bon. Je souhaitais de tout mon coeur allaiter au moins 18 mois. Et bien, presque mission accomplie, la belle dame aura 18 mois demain, et à moins d’un revirement drastique de situation, je devrais toujours allaiter demain, la semaine prochaine et le mois prochain. Elle boit son lait comme ça lui plaît, le jour, la nuit, la tête en bas, dehors, partout, n’importe quand, tout le temps. Je découvre les joies d’allaiter un bambin, toutes différentes de celles d’allaiter un nouveau-né. Je découvre en même temps que ça dérange donc les autres, à grand coup de « Dis-moi pas que t’allaite encore ».
Allaiter un bambin-hérisson c’est:
– L’entendre réclamer son dû à grand coup de « Atta Nênê » (encore du lait)
– La voir courir vers moi avec le coussin d’allaitement sous le bras
– La voir venir mettre mes compresses d’allaitement dans mon chandail quand elle « m’aide » à ranger le lavage
– Piquer une petite jasette avec elle entre 2 gorgées
– Des éclats de rire plein de lait
– Des yeux coquins plantés dans les miens
– Une tendresse et une complicité sans égal
… Et une bonne excuse pour m’évacher sur le divan et laisser mon chum faire le souper quand je rentre du travail.
Cheers!

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Joyeux Noël

Je ne suis pas très bloguante ces temps-ci, occupée que je suis à avoir du fun, jouer dehors et entendre les perles de mes enfants du genre « Maman, pourquoi Jésus crie? » de Cocotine, ou « Maman, j’ai un visage dans la face!! » de Babe! On décore, on fait des biscuits et j’ai même réalisé mon ultime fantasme de jeunesse en faisant une maison en pain d’épice avec mes grands.
La Hérissonne aura 3 mois dans quelques jours. Déjà. C’est la perfection fait bébé, rien de moins! Elle est tellement tranquille qu’on l’oublie presque! Elle dort toute la nuit, boit aux 4h le jour, rit aux éclats quand on lui chatouille la bédaine, ne pleure presque pas. L’opposée totale de Cocotine au même âge finalement! Mon allaitement est un pur moment de bonheur, je ne pensais pas que je pourrais un jour avoir un allaitement parfait, sans le moindre soucis. Non seulement je n’ai eu aucun problème, mais en plus la Hérissonne a toujours été hyper éveillée au sein, super vigoureuse, disons que ça facilite beaucoup la chose!! Je profite de chaque seconde et je sens déjà mon coeur sur le point de se fendre quand je songe à mon retour au travail. C’est vraiment mon plus beau congé de maternité, je ne pourrais pas être plus comblée. Retirer les enfants de la garderie était vraiment la meilleure décision du monde, on est tellement bien.
Sur ce, un très Joyeux Noël et une merveilleuse année à toutes et tous. Je vous lis encore, un peu en diagonal souvent, mais tout de même…
Voici quelques photos des Petites Patates:





Le syndrome de Manolo

Depuis un certain temps, il y a un truc qui me dérange, qui m’enlève le goût de lire des blogs ou d’écrire sur le mien. Je n’arrivais pas exactement à mettre le doigt sur le ou les choses: bang! Révélation! J’ai lu ce texte, et ça m’a sauté au visage. Le texte ne parle pas exactement de ce que je ressentais et le texte « visé » n’était pas nécessairement représentatif non plus de ce que je ressentais et qui devenait si claire, mais ça a quand même fait bingo dans ma tête: le syndrome de Manolo. Qu’est-ce que le syndrome de Manolo: la tendance a crier PERSÉCUTION à tout propos. Ça. M’énerve! Je ne doute pas que des mères jugent d’autres mères, mais j’ai remarqué une tendance assez lourde a entendre des jugements dans chaque mot, chaque question, chaque désaccord. On ne peut plus dire qu’on allaite sans se faire dire « C’est ça, c’est ça, tu me juges » par une maman qui n’allaite pas. Et c’est pareil pour n’importe quoi, les couches, la nourriture, la façon d’endormir les enfants, et, la plus drôle, avoir ou non la péridurale. Je ne connais pas la réalité de toutes les régions, mais à l’hôpital où j’ai accouché, le taux de péridurale est de 90%… c’est passablement écrasant comme majorité alors franchement, se sentir persécutée parce qu’on a pris la péri, je trouve ça un peu poussé!! Un autre truc aussi que j’ai lu souvent concerne l’allaitement exclusif pendant 6 mois. Le fait qu’une seule once de préparation nous mette dans la catégorie de l’allaitement mixte semble en offusquée plus d’une. Euh… Pourquoi? Qu’est-ce que ça peut foutre?? C’est juste des chiffres, des statistiques, en quoi c’est si offensant de se faire ranger dans les non-allaiteuses exclusives? Je ne comprends pas. Persécution, les statistiques disent que je n’ai pas allaité exclusivement 6 mois parce que mon bébé a eu 2 onces de préparation à l’hôpital! Come on!!
Oui, il y a des gens qui jugent. À propos de tout. Il y a des allaiteuses qui jugent les biberonneuses et, je vais peut-être vous causer un choc ici, mais il y a tout autant de biberonneuses qui jugent les allaiteuses. Il y a des professionnels de la santé qui poussent peut-être un peu trop pour l’allaitement, comme il y en a qui pousse peut-être un peu trop sur les biberons. Il y a des jugements sur l’accouchement médicalisé, sur l’accouchement avec sage-femme, sur le fait de prendre ou non des cours prénataux, sur le fait d’utiliser des couches lavables ou jetables, de faire ou d’acheter ses purées, de laisser pleurer ou non, d’allaiter pas assez ou trop longtemps, pas assez ou trop souvent, de faire manger trop tôt ou trop tard, de mettre ses enfants propres ou de les laisser le devenir. Tout et rien est matière à jugement, oui, mais je persiste à croire que le jugement est souvent dans l’oreille de celui qui entend le commentaire. Pourquoi certaines se sentent jugées par un commentaire qui ne dérangera aucunement une autre personne? Si une personne me voit avec ma grosse bédaine boire une bière (sans alcool) et me dis « Hein? Tu bois de l’alcool enceinte? » je serais supposée me sentir jugée?? C’est juste une question et comme je suis dotée de la parole, je suis capable d’y répondre sans que ce soit par « Mêle-toi donc de tes affaires » « Ben oui, c’est ça je suis une mère indigne »! Même chose concernant les commentaires sur nos façons de faire comme maman. Là ou certaines sentent le jugement, il n’y a que surprise, curiosité et aussi, pourquoi pas, désaccord. Confronter des idées n’égale pas juger. Il me semble que lorsqu’on est à l’aise avec ses choix et confiante, l’opinion des autres ne nous atteint pas et qu’on est capable de défendre nos convictions et nos valeurs. On a toutes jugées et on a toutes été jugées un jour, c’est la vie, on est tous des êtres humains. Qu’il y ait jugement ou non, qu’est-ce que ça peut bien faire?? Qu’on s’assume et voilà. Des fois, ça devient tellement ridicule qu’on ne sait plus trop si on est jugée ou jugeuse. Un exemple: la maman d’un ami de garderie de mon fils à qui je parlais de temps à autre. Un moment donné, au moment où ma fille commençait la halte garderie, on jase de ça et j’ai le malheur de dire que je ne sais pas comment ça va se passer car elle est toujours allaitée (elle avait un an) et qu’elle n’a jamais bu autrement qu’au sein. La maman me répond avec un air des plus bêtes « Moi, en tout cas, j’allaite pas » et elle ne m’a plus jamais adressé la parole. J’en ri un bon coup quand j’y repense, ne sachant si elle me juge d’allaiter encore à un an ou si elle se sent jugée parce que je dis que j’allaite et qu’elle n’allaite pas. Mystère et boule de gomme.
Donc, c’est dit: tout ceci m’exaspère! Je peux comprendre que tout le monde a des mauvaises journée et que parfois une question ou un regard peut nous faire de la peine, nous remettre en question. Ben oui, moi aussi ça m’arrive. Je comprends aussi qu’on peut ressentir de la culpabilité (sujet à venir, le droit à la culpabilité, tsé on peut tu juste se sentir coupable tranquille sans se faire dire sans arrêt t’as pas à te sentir coupable?! Ça aussi ça m’exaspère, me faire dire comment je devrais mes sentir, enfin, j’y reviendrai!) à propos de certaines choses qui ne se sont pas passées comme on le voulait et que c’est normal d’être plus « sensibles » sur ces sujets le temps de faire notre deuil. Mais, ça m’exaspère de toujours devoir faire attention à mes paroles pour ne pas persécuter personnes. Ça m’exaspère qu’on m’accuse de juger alors que je ne fais que parler de mon expérience personnelle. J’ai tu le droit de dire que je ne me suis jamais senti aussi femme qu’en accouchant sans me faire jeter au visage que je trouve que les femmes qui ont une césarienne ne sont pas des vraies femmes?!
Je me censure sans arrêt, ma liberté de parole n’est pas respectée: PERSÉCUTION! (ben quoi!)

"Bienvenue aux bébés allaités"

La région de Québec a décidé de faire un pas en avant en encourageant les lieux publics à se doter de leur petit sticker « bienvenue aux bébés allaités ».

Mon lieu de travail fait d’ailleurs partie des 1ers a avoir accepté de faire partie de cette belle initiative!

Une bonne nouvelle en cette semaine de l’allaitement

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/sante/200810/09/01-27995-pour-lallaitement-en-public.php

http://www.dspq.qc.ca/bebes-allaites.html

Mon gros cul et autres trucs tout aussi pertinents!

J’avais prévu prendre une petite pause aujourd’hui, parce que je suis tellement efficace que mon ordi est sur le bord de chauffer et surtout parce que j’le vaux bien, pour me commander le calendrier de L’ATP avec les tennismen en bédaine, mais comme MON Rafael n’est pas là, fuck-e-la-marde, j’vais écrire un billet à la place.

Il m’est arrivée quelque chose de bizarre: un gros cul. Depuis que j’ai arrêté d’allaiter ma fille, j’ai un gros cul. Tenez vous le pour dit mesdames, le sevrage cause non seulement des p’tits totons, mais en plus, il fait grossir le derrière. Bon. Je n’ai pas VRAIMENT un gros cul, mais comme je partais avec pas de cul, ça fait différent. Et ça rentre pas dans mon linge c’t’affaire là! Laissez-moi vous dire que mon freak-à-cul de chum se peut pu!

Et parlant de mon cul… je sais pas vous, mais moi, quand je passe sous des lignes de haute tension je pogne des chocs électriques assez intenses. Mon chum semble trouver ça totalement farfelu, mais c’est la vraie vérité vraie. Aussi, l’autre jour, revenant de faire du vélo et devant passer sous les foutues lignes de haute tension car elles sont entre chez-moi et la piste cyclable, disons les choses comme elles sont, je suais du cul. L’eau, ça conduit hein… J’ai pogné un de ces méchant choc électrique dans l’arrière-train, en fait, 2 chocs, un par fesse! Laissez-moi vous dire que mon chum se peut encore moins du fait d’avoir un blonde avec, non seulement un gros cul, mais un gros cul électrique!

Je vous laisse sur une discussion entre moi et Babe ce matin, qui n’a rien à voir avec mon cul.

Moi (habillant Babe): Wow! T’es pas mal beau!

Babe: Ouais! Les amis a la garderie-cool (j’ai un peu insisté sur le caractère cool de la garderie) vont dire que j’ai beau.

Moi: Tu penses? Les amis de la garderie te disent que t’es beau desfois?

Babe: Ouais! Moi, j’ai beau!

Il est tellement beau, que ça ne me surprendrait même pas que ce soit vrai! Et aussi modeste que sa mère :-DD
***

Ah oui, et j’oubliais
BONNE FÊTE MADAME MA MÈRE

Autopsie d’un sevrage inattendu!

Bob, bon, bon…j’avais rien à dire la semaine passée, aujourd’hui j’aurais envie de vous parler de mon souper en tête-à-tête avec chéri vendredi soir au Monte Cristo. Beau, bon , cher! Ça faisait longtemps, ça a fait du bien, et diantre, je suis sérieusement « garlot » après une bière et 1/2 bouteille de rouge!
Je devrais y aller à mon tour de la double tag que j’ai eu: Brillante Weblog Premio 2008 ici et ici: je mijote ça, pas facile de choisir mes gagnants.
Je pourrais vous parler de mon lave-vaisselle, mais z’allez me prendre pour une folle… c’est parce que c’est passablement le boutte d’la marde dans notre vie, d’autant que ça faisait 3 ans qu’on l’avait dans la cave. Il ronronne doucement et franchement, je ne pensais pas que je pourrais éprouver une passion telle pour le vidage de lave-vaisselle!

Mais, non, je ne vous parlerai de rien de tout cela aujourd’hui. Comme je suis forte en punch, vous aurez deviné à la lecture de mon titre de quoi il en retournera aujourd’hui. Parce que j’ai envie d’en parler, encore un p’tit peu.

Ma fille a été allaitée à la demande depuis sa naissance. Exclusivement pendant plus de 6 mois. Avec un grand bonheur. Ça été mon allaitement bonbon, comparativement à mon 1er allaitement qui avait été complètement ardu. Quand Babe s’est sevré, je me disais que je n’avais peut-être pas fait ce qu’il fallait. Ne dit-on pas que le sevrage naturel n’intervient pas avant 2 ans, voir 2 1/2 ans? Il avait une suce, il avait eu quelques fois des biberons: ça devait être de ma faute s’il se sevrait à 10 mois. Après coup, je m’étais dit que j’aurais peut-être dû insister, qu’il aurait peut-être repris le sein. Ces idées m’ont quittée rapido quand j’ai fait mon test de grossesse positif, sans ce sevrage, je ne serais sans doute pas retombée enceinte si vite.
Cette fois-ci, je n’ai rien laissé au hasard. Ma fille n’a jamais eu de suce ni de biberon. Elle a été allaitée sur demande jour et nuit, je n’ai jamais tenté de remplacer une tétée par un gobelet. C’était le gobelet quand je n’étais pas là, sinon, c’était le sein uniquement, à moins qu’elle ne demande un verre de lait, ce qui était rare. Depuis quelques temps, elle tétait seulement si on était juste notre petite famille à la maison: ailleurs elle ne voulait pas, si on avait de la visite non plus. La semaine passée, un matin, elle est allée au frigo plutôt que vers moi quand je lui ai demandé si elle voulait boire. Ensuite, un soir, après qu’elle m’ait mordu à 3 reprises, je l’ai couché sans l’avoir allaitée, pour la 1ere fois. À ma grande surprise, elle s’est endormie! Vendredi, elle a bu dans la nuit et a rebus seulement dans la nuit de samedi à dimanche. Dans la journée de samedi, elle a dit non ou m’a mordue chaque fois que j’ai tentée de l’allaiter. Hier, je l’ai allaité une fois pendant qu’elle sommeillait et une fois durant la nuit. Et aujourd’hui rien encore. Je lui donne ce que je réussi à tirer de mon lait au gobelet, étant sujette aux mastites, je préfère faire attention et en tirer pendant un certain temps, de moins en moins chaque jour, pour que la production baisse graduellement. Je pense que c’est réellement la fin. Je me suis posée quelques instants la question: est-ce que j’insiste? Eh bien non, encore cette fois, je n’insisterai pas. La sevrage naturel de tous les autres bébés de la planète peut bien survenir à 2 ans, ici c’est différent! Je fais confiance à ma fille, ma grande. Je me vois assez mal l’empêcher de boire au gobelet en me disant qu’elle finira bien par téter quand elle sera assoiffée! Je lui demande encore si elle veut téter avant de lui donner un gobelet, je lui demanderai encore pendant quelques temps et je continuerai à l’allaiter la nuit tant qu’elle le désirera. Je ne veux rien forcer, ni d’un bord ni de l’autre. Je me laisse guider par ses désirs. Ma fille est rendue là, c’est assez clair. Et je suis tellement fière, même si je suis triste que cette merveilleuse relation entre nous se termine, comme ça, du jour au lendemain, sans prévenir. J’ai lu vos commentaires sur le billet précédent et ils m’ont fait du bien. Moi aussi au fond, je trouve que c’est super que ça se passe comme ça, de leur propre chef et je pense oui que le lien de confiance réciproque qui m’unit à mes enfants y est pour quelque chose.
Je recule doucement et les regarde aller, courir, mordre dans la vie. Je ne suis pas loin, juste assez pour verser en cachette une petite larme de fierté et me dire que j’les aime en crisse!
À défaut de me sortir le sein, je serai toujours là pour leur tenir la main…

La question du week-end

Tout d’abord: mon lave-vaiselle fonctionne!

Ensuite, la question: Pourquoi les mamans qui essaient de sevrer leurs bébés ont souvent toutes les misères du monde alors que moi, mes bébés décident un bon matin que c’est over le téton? Pourquoi, hein? Pourquoi? Je n’ai pas encore lancé la brassière d’allaitement pour de bon, mais ça ressemble « vachement » à la prise 2 de « Good-bye la mère, vive la Holstein! »
Dire que c’était aux 3h jour et nuit jusqu’à il y a quelques jours et là, ça semble terminé…

J’ai un peu de peine je dois dire…

"Sein"te nuit!

J’ai réfléchi longtemps. Il y avait beaucoup de choses dont je voulais parler. Trop. D’autres en ont parlé mieux que moi. J’ai décidé de parler d’amour. Simplement. Alors, voici mon tour. Finalement. Mon billet sur l’allaitement.

Ça se passait la nuit dernière…

Minuit, j’entends ta petite voix qui me réveille. Je me dirige vers ton lit, je vois dans un rayon de lune ta petite main se tendre vers moi. Je te sers fort et tu blottis ta tête dans le creux de mon épaule. Nous allons nous coucher dans le lit de ton grand frère, ce dernier ayant décidé de squatter le lit parental. On se couche, face à face, je soulève mon chandail et, comme une pro, dans le noir, tu t’accroches doucement à mon sein. On ferme les yeux et on savoure le moment. Ta main cherche la mienne, à d’autres moments tu joues dans mes cheveux. Moi, j’enfouis mon nez dans tes petits cheveux tous doux, tous fous qui sentent si bon. Je caresse ta petite peau de bébé, en profitant de chaque seconde, en m’imprégnant de cette douceur qui ne dure pas toujours. Je t’entends avaler de grosses gorgées de lait et en suis autant satisfaite que toi. Ce moment de magie, entre nous deux, pendant que tout le monde dort c’est comme rebrancher le cordon qui nous a reliées durant neuf mois, l’espace de quelques minutes. Les minutes s’écoulent, les gorgées s’espacent de plus en plus et, finalement, tu détournes ta petite tête douce, endormie, saoule de mon lait. En retournant te déposer dans ton lit, dans le rayon de lune, je vois ton visage angélique, le sourire à tes lèvres qui me dit « merci maman » et je me dis que, franchement, on ne peut pas vraiment haïr ça se lever la nuit…
***

En combinant mes deux allaitements, j’aurai bientôt un total de 25 mois d’allaitement derrière la brassière!
Grâce à ces allaitements, je n’ai jamais eu de retour de couche. Cocotine a été conçue à ma 1ere ovulation post-allaitement de Babe. Je n’ai pas eu mes règles depuis le 1er novembre 2004. Ça m’aide à ne pas trop insister pour bébé #3 tout de suite, je ne veux pas sevrer certains boires pour espérer redevenir fertile, je laisse la nature décider.

Le début

La suite

Tite-mère-Top-Poule

Il y a des petits bonheurs futiles et superficielles qui peuvent néanmoins ajouter encore plus de soleil à un doux matin de mai. Par exemple, jeter un regard à ses vêtements d’été, voir une paire de pantalons qui était dans la catégorie « jamais-plus-je-ne réussirai-à-fermer-la-fermeture-éclair », et l’essayer, dans un élan de positivisme, pour s’apercevoir que, diantre! elle nous fait à merveille. Je me dois de vous annoncer, mesdames et les rares messieurs qui passent ici, mais c’est la qualité qui compte et pas la quantité, que si la Fêlée avait fait une catégorie Hot-Mama-Wonder-Babe-Top-Poule à son Blogu’Or et ben, c’est nulle autre que MOI qui aurait remporté!

Je suis vraiment un sacré pétard.

Dommage que j’ai oublié de me regarder dans le miroir avant de partir, portée par cette vague de joie… j’aurais peut-être remarqué que, vue ma dissymétrie pectorale, une snap de ma brassière d’allaitement dépasse de ma camisole, ce qui est du plus grand chic pour une Top Poule.