Joyeux Noel!

Je suis en avance un peu, mais mieux vaut trop tôt que trop tard! Mon chum a décidé que, d’la marde, il ne travaillait pas de la semaine, donc ça va nous faire 2 belles semaines pleines de congé en famille. On s’est équipé pour patiner. Il y a de la neige en masse pour se faire du fun. Du ben bon temps en perspective! On part pour Rimouski mercredi, on se rencontre tous à mi-chemin entre la Gaspésie et Québec. Ça devrait être chouette. Je vous souhaite donc à tous un très Joyeux Noel, de la bonne compagnie et du bon vin. Pis toutte, pis toutte.
Je vous laisse sur les 2 compositions de Noel de mes Babes, qui se retrouvent sur l’excellent long-jeu « Le Noel des p’tits cochons graisseux ».

Voici donc, par Babe « Petit papa pipi »…

Et par Cocotine « Dodo tititi papa Noel »

Une dernière fois avant de tourner la page…

Je ne suis pas encore capable d’en parler de vive voix ou de prononcer le mot fausse-couche, mais j’ai envie de l’écrire pour pouvoir ensuite tourner la page. Merci pour vos bons mots d’abord, c’est une main sur mon épaule qui, même virtuelle, me fait un grand bien. Je dirais que je vais bien. Je pense avoir une capacité de gestion de la douleur assez grande. Mes enfants m’éblouissent par leur compréhension de la situation, leur empathie naturelle. Babe qui me dit « Je vas m’occuper de toi » ou « Pleure pas maman, il y a un autre bébé qui va venir ». Cocotine qui met sont ourson-sac-magique sur mon ventre et me caresse la joue. Et les regarder rire de ce « rire qui lézarde les murs qui sait surtout guérir mes blessures » pour citer Renaud. L’amour que j’avais déjà pour Micro-Babe est déversé sur eux. Depuis deux jours, je les over-aime. Aujourd’hui, ils sont avec belle-maman, le temps que je fasse le tour de ma tête, et après la vie continue. J’ai 1000 deuils à faire. Le deuil de mon bébé. Le deuil d’un bébé de juillet et d’un congé de paternité tout le mois d’août. Le deuil de 3 bébés en 4 ans. Le deuil d’un 3e bébé l’année de mes 30 ans. Le deuil de manquer le rush de septembre prochain au boulot. Le deuil des projets qu’on avait déjà fait. Je garde une photo d’échographie en souvenir. Mon médecin me suggère d’attendre au moins un mois pour reprendre les essais, ce que je ferai. Mon médecin qui est l’homme le plus merveilleux sur terre après mon chum et mon fils, qui m’a rappeler lui-même hier soir après que j’ai téléphoné au CLSC pour demander ce que je devais faire après avoir constater que l’Urgence n’était pas du tout le bon endroit. Il a trouvé les mots. On se verra en janvier à moins que j’ai besoin avant. Je sais que si c’est le cas, il va me faire une place dans les 6 heures suivants mon appel. J’ai le meilleur doc de la région de Québec.
Vendredi tout allait bien, petite fin de semaine tranquille en perspective.
Samedi mon chum part faire l’épicerie. Les enfants sont excités, c’est leur spectacle de Noël de la garderie en après-midi. J’ai hâte. On se prépare pour aller se promener en traîneau, je vais aux toilettes avant de partir: pertes rosées. Je ne m’inquiète pas trop, mais j’annule la ballade en traîneau. Je me couche sur le divan et on attend papa. La journée passe, les pertes augmentent un peu, mais ce n’est pas si pire. Je pense toujours pouvoir aller au spectacle de la garderie. Finalement, vers 15h, je change d’idée, j’ai peur, j’ai le sentiment que tout est fini, je pars pour l’urgence. Je vais à l’hôpital que je connais le mieux et où on passe à l’urgence en moins de 2. C’est la que je rencontre le doc le plus débile de l’histoire de l’humanité, qui avant de me lancer ses phrases idiotes et ses statistiques de mardes, m’a parlé de son ski-doo pendant 10 minutes plutôt que de m’examiner. C’parce que tu peux tu fermer ta yeule pis grouiller ton cul?? Finalement, il me réfère au CHUL où j’ai rencontré des gens gentils et compréhensifs ce qui était tout le contraire de mes mauvais souvenirs de cet établissement. À 21h, j’ai vu mon petit bout de bébé, quel soulagement. Les chances étaient bonnes, col fermé, bébé bien implanté dans l’utérus, coeur qui bat.
Dimanche, les saignements augmentent, je ne suis plus capable d’être positive. J’essaie de me reposer. Finalement, je trouve que ça augmente beaucoup trop, j’appelle Info-santé. On me suggère du repos, on me dit que je vais peut-être devoir rester couchée jusqu’à 20 semaines de grossesse, envoyer mes enfants à la garderie à temps plein. Bon. Je discute avec mon chum. je vais passer la semaine couchée, on va faire garder les enfants toute la semaine et on verra. Je ne suis pas prête à m’empêcher de prendre mes enfants pendant 3 mois, no fucking way! On va faire notre possible, mais on décide de ne pas arrêter de vivre, parce qu’il y en a 2 qui sont vivants et qu’ils restent ma priorité dans la vie, quoi qu’il advienne. Si j’avais eu 25 semaines de grossesse de fait, ça aurait été une autre histoire, mais à 7 semaines, je ne pouvais pas décider de cesser de vivre. De toute façon, on allait prendre les choses un jour à la fois.
Dimanche soir, on se prépare pour le bain des enfants, j’ai une bonne crampe au ventre. Plus aucun doute que la fin approche. Et 1h plus tard, au moment de mettre les enfants au lit, je sens que « j’accouche », ni plus ni moins, mon bébé est sorti tout d’un morceau, je l’ai vu quitter mon corps, je l’ai vu. Très clairement. J’aurais préféré que ça se termine autrement, j’aurais préférée ne pas le voir vivant, ni le voir mort 24h plus tard. Mais je l’ai vu.
Maintenant c’est fini, et j’espère que la vie ne tardera pas trop à ne remplir le ventre de nouveau, il n’y a que ça qui me permettra de vraiment tourner la page, je crois. D’ici là, je tente d’éviter le piège des « si j’avais » et des « j’aurais donc du »
J’ai pris congé du boulot jusqu’au 5 janvier, j’ai droit à des congés payés maintenant!!

Besoin d’ondes positives…

Passée une partie de la journée à l’urgence hier. Pertes sanguines. Entendue de la bouche d’un doc: « Heille, c’est ben mois pire une fausse couche au 3e qu’au premier » et « Une grossesse sur 3 se termine en fausse couche, tu serais pile dans les stats! ». Merci beaucoup pour le réconfort. 2e hopital, meilleur soutien. Col fermé. Vue le petit coeur qui bat. Doc optimiste. Aujourd’hui saignements encore plus abondants. Moi pessimiste. Je ne travaillerai pas cette semaine. je suis supposée rester couchée sur le dos les pattes en l’air et ne pas soulever mes enfants. Je vois assez mal comment y arriver. Alors, j’attends… et je pleure en regardant la photo de Micro-Babe sur mon frigo…

Soir de neige…

Contrairement à l’été où j’aime particulièrement le matin, l’odeur et la fraîcheur qui viennent avec, l’hiver j’adore les fins d’après-midi et les débuts de soirée. J’aime jouer dans la neige quand le soir tombe. J’ai plein de bons souvenirs de jeunesse associés à ce moment. Des souvenirs de soupe aux légumes avalée en vitesse pour aller creuser une maison dans la neige après souper avec ma soeur. Hier, je suis sortie avec les Babes vers 16h, quel moment magique. La neige folle qui recouvrait le sol, la noirceur qui commençait déjà à s’installer, le rire de Babe quand je lui lançais de la neige dans le visage et qu’il m’en lançait en retour. « Encore maman » qu’il criait quand je le lançais dans la neige et qu’on restait collés-collés quelques instants pendant que Cocotine chantait dans la balançoire son nouveau hit « Dodo ti ti ti papa Noël » !!
J’aime la neige comme une enfant. Même quand ça me prend 2h30 pour me rendre au bureau. Même quand je dois déneiger avant de partir. J’aime la neige parce que c’est féerique. Je suis un grand bébé!!

Micro-Babe selon Babe

Babe: « Maman, le nouveau bébé je voudrais qu’il soit brun
Moi: Brun? Euh… Comment brun?
Babe: Comme un chat brun!
Moi: Ok… et comment on va l’appeler?
Babe: Brun! »
***

Babe: « Maman, le bébé il peut pas te mordre dans ta bédaine parce qu’il a pas de dent. Il peut juste te licher! »
***

Babe: « Cocotiiiiine, saute pas sur maman, tu vas faire mal au bébé. Attends, je vais écouter dans la bédaine pour voir s’il pleure »

Un amour!

Le luxe!

Aujourd’hui, je me paye un luxe. Les 2 enfants sont à la garderie et moi je suis che’ nous pour faire mon grand ménage du printemps, quelques mois en retard. Je suis incapable de faire du ménage quand je suis à la maison avec les enfants. Parce que j’hais ça. Et que j’ai toujours une bonne excuse pour faire autre chose: c’est-à-dire jouer! Alors aujourd’hui, je reprends le contrôle de mon bordel.
Au menu:
garde-robe d’entrée, (FAIT)
alentours de la hotte de poêle, (FAIT)
sous-sol, (FAIT)
balayeuse dans les escaliers, (FAIT)
balai en dessous du divan, (FAIT)
retrouver toutes les petites voitures de Babe (en dessous du divan?), (FAIT)
trier les jouets et en descendre une partie au sous-sol, (FAIT)
essayer de réparer la poussette jouet de Cocotine,
faire le ménage de mon linge,
remettre mes livres dans la biblio,
laver le four (FAIT)

1-2-3 go!

J’en ai fait assez!