Tasse toé mononc’

Ça fait longtemps, il me semble, que je n’ai pas chialé contre un automobiliste.
Ok, j’y vais!

Je sais pas chez-vous, mais ici, il y a un peu de neige. Et vous savez quoi? Je sors dehors quand même. Oui, oui, une vraie téméraire. Non seulement je sors, mais en plus je sors avec mes enfants et ma poussette. Je me promène où je peux, des fois en plein milieu de la rue, que voulez vous, les rues sont étroites et il n’y a pas de trottoir. Ce matin, je me promenais, profitant du soleil quand je vois pépé qui s’amène au volant de sa grosse Buick (en fait, je ne sais pas si c’était vraiment une Buick, mais comme tous les pépés conduisent des Buick…) et qui ne semble pas vouloir dévier de sa trajectoire, même si je me trouve en plein dans celle-ci. Il va ben se tasser que je me dis, lui, il a de la place dans la rue, moi de mon côté, je suis tassée le plus que je peux sur le banc de neige. Et ben, ducon, il me klaxonne!! IL ME KLAXONNE!!! C’est parce que mon bon monsieur, ce sont des roues en dessous de ma poussette, pas des raquettes… Non, je ne grimperai pas dans le banc de neige pour laisser passer ta grosse bagnole et oui je vais continuer de rouler où je suis capable de rouler.
Ben chanceux que j’ai eu des mitaines parce que tu aurais vu mon majeur!

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Petite pause tendresse

Parce que contrairement à ce que peuvent laisser présager mes derniers billets, je passe le plus clair de mon temps pas-full-fru. En fait, je me demande si je ne suis pas réellement SPM. Parce que je dois bien me rendre à l’évidence que si mon utérus reste en jachère encore un bout, mes quelques années d’aménorrhée ne seront plus que doux souvenir. Alors, il y a une, en fait deux, raisons pour lesquelles la frustration occupe une part somme toute plutôt faible de mes journées et vous retrouverez un résumé de ces raisons dans les images valant mille mots qui suivent.

Une cuisse de v’lour et un sourire de 4 dents pour reprendre l’expression de la Fêlée

Un p’tit cul dans une paire de bobettes


Une belle complicité

Et pourquoi pas un petit vidéo de la princesse marchante… Pas top comme vidéo, assez difficile de tendre les bras et tenir la caméra et trop proche pour voir réellement quelque chose. Baissez votre son, il y a une maudite folle qui crie…

Lettre à l’inventeur de la pôle de rideau de douche rétractable

Mon esti,

J’ai découvert ta maudite invention du diable, il y a de ça 2 ans. Ne me doutant de rien, un jour, bedang, ma pôle à rideau de douche tombe sur la tête de mon chum. Heureusement pour toi mon champion, ce n’était pas sur celle de mon fils. Dis moi si je me trompe, mais tu étais vieux garçon toi? Ou gay? Ou mort assassiné par ta femme en SPM? Parce que, franchement, je ne crois pas qu’une dame ait pu vivre avec pareil psychopathe! Et là, tu sais quoi très cher? Ma maison est aussi muni de cette chose atroce. Tu te croyais peut-être à l’abri puisque je n’ai pas vu l’ombre d’un SPM ici depuis plus de 3 ans. Erreur. Grave erreur. Je ne suis plus la femme détendue d’autrefois. Non. Vois-tu mon ti-pit, il y a 10 mois 1/2, j’ai expulsé la plus merveilleuse des merveilles. Malheureusement, elle a un léger défaut de fabrication. Elle ne dort pas. Une genre de Grégory Charles en puissance qui a besoin de 5h de sommeil dans toute sa journée pour être fraîche, dispose et pimpante. Vois-tu Bode, moi, ça fait 10 mois 1/2 que je n’ai pas dormi une nuit digne de ce nom et il y a certain matin, aujourd’hui par exemple, ou j’ai l’humeur SPM-Max-power-plus, pour cause de levé aux 2h et nuit terminé pour de bon à 6h19 am. Et ces matins là, quand la crisse de pôle de rideau de douche fait bedang, j’aurais juste le goût de te retrouver mort ou vif et de te l’insérer où tu penses.

Veuillez agréer l’expression de ma hargne la plus féroce,

Ysa-la-tite-mère

Conversation d’ascenseur.

Moi ici présente, je ne suis pas sociable. Pas une miette. Zéro pis une barre. J’aime bien les foules anonymes. Mon chum, lui, c’est l’inverse. Il est pas si pire sociable, mais ne lui parlez pas Festival d’été ou quelque chose du genre. No way. Ya du monde. Moi, tant que ce sont tous des anonymes qui ne remarquent pas ma présence, ça me va. Si, par malheur, je vois quelqu’un avec qui je suis déjà allée à l’école, déjà travaillé, déjà vu, bref, quelqu’un à qui je devrais dire : « Allo, ça va? », même si je me crisse comme de l’an 40 de si ça va bien ou non et que je souhaite de tout mon coeur qu’il ne vienne pas me dire que ça va mal parce que je ne veux vraiment rien savoir, si ça se produit, je me cache. Je suis une vraie pro dans l’art de me planquer et/ou de faire l’innoncente, genre je fais semblant de ne pas te voir et je passe mon chemin, si je vois l’ombre d’une connaissance à qui je n’ai pas parlé depuis plus d’un an. C’est mon délai. Après un an, tu n’existes plus pour moi. That’s it. Tant qu’à faire semblant, j’aime mieux me cacher.
Mais, le pire du pire, les inconnus qui me jasent ça dans l’ascenseur: Non! Pas capable de mettre ma face d’enjoy et de faire semblant que je suis miss jasette. Je dois avoir l’air bête comme mes 2 pieds, ce que, par ailleurs, je suis! C’est arrivée tantôt.

M. Enjoy: Hé ho, madame, as-tu hâte que l’hiver finisse?

Ysa-not-enjoy: Non!

M. Enjoy: Hé ho, madame, ça va prendre des canots quand ça va fondre!

Ysa-not-enjoy: canoquavafondre-canoquavafondre

M. Enjoy: Hé ho, madame, bon appétit!

Ysa-not-enjoy: napétit-napétit

Ça m’énarve!

Mais, bon, ce ne sera jamais pire que: « Hé ho, madame, qu’est-ce que tu lis?!
« JE LIS, SACRAMENT, VEUX-TU BEN ME SACRER UNE P’TITE PATIENCE »

Histoires de toilettes!

Babe a adopté l’idée que pipi sur la toilette, c’est bien. À condition que maman fasse aussi pipi sur la toilette et qu’il entende le pipi couler dans ladite toilette. Alors, quand je m’installe, je lui dis « Chut, écoute bien », question de lui stimuler le pipi. Hier, vous savez ce que je lui ai dit?
« Écoute, écoute. Maman fait pipi dans ton oreille »!
Sans commentaire…
***

Mon chum prend le journal et part en haut me disant qu’il va aux toilettes. Rien d’inhabituel jusque là. Il est de retour en bas après quelques minutes avec un étrange sourire. Mon chum, voyez-vous, je le devine assez bien.

Moi: « Salaud! »
Lui: « Quoi? »
Moi: « T’avais même pas envie mon sale »
Lui: « De quoi tu parles »
Moi: « Tu voulais juste lire le texte de Michel David en paix, j’te gage? »
Lui: « Calvaire. Tu devines toute »
Moi: « Kaki-kako! » (traduction: Cassé! en langage babien)

Babe et la politesse

Babe commence a démêler ses formules de politesse, à dire merci et s’il te plait au bon moment. Il a aussi une nouvelle lubie qui consiste à me taper dans le dos et à me dire « Suis fier de toi ». C’est déjà assez adorable merci. Et bien, ce matin, il me fait un gros calin et me dit: « Suis fier de toi, s’il te plaît ».
Comment ne pas être folle de ce p’tit mec?!

Coeur-coeur-amour!

Tututututut! Qu’ouie-je? Vous n’aimez pas ça la St-Valentin? Vous savez quoi? Moi, j’aime ça! J’aime toutes les maudites fêtes commerciales comme vous les appelez. J’ai pas acheté de chocolat en forme de coeur pour mon amoureux. Mais, avec les enfants, on lui a fait un beau bricolage avec des coeurs et des brillants. On s’est même habillé aujourd’hui pour l’accueillir autrement qu’en pyjama. Bon, c’est surtout parce que je recevais de la grande visite, mais, on est habillé pareil! Je peux dire à mon chum que je l’aime à tous les jours et aimer la St-Valentin tout de même, je ne vois pas en quoi les 2 propositions sont mutuellement exclusives!
Je me souviens un matin de St-Valentin, j’avais peut-être 9-10 ans, ma soeur 6-7. On se levait avant les parents pour leur préparer le déjeuner cette journée là. J’avais décidé de faire des oeufs brouillés… avec ma grande expertise en la matière. Je devais avoir mis le feu à « low » parce que je brassais et brassais et ça ne cuisait pas. Je croyais que je devais brasser plus vite pour que « ça pogne »… j’ai du jeter une demie douzaine d’oeufs… Je ne me souviens pas trop comment cette histoire s’est terminée, mais chaque St-Valentin, j’y repense avec un petit sourire.
Les fêtes, ça sert à ça non? Se faire des souvenirs?
En tout cas, mes enfants, ils en auront de souvenirs de Noël, de l’Halloween, de la St-Valentin, de Pâques. Des souvenirs qui leur seront doux plus tard, je l’espère et qui leur donneront le goût de faire quelque chose de spécial de ces journées. N’importe quoi, juste quelque chose qui brise la routine, comme jeter une demie-douzaine d’oeufs!

Aimez-vous, Sti!

La grande réconciliation!

Bon. Je suis défrustrée. J’ai pogné les nerfs. Je sais que je me plains pour rien. Qu’il y a bien des gens qui sont bien plus malpris que moi. Mais, ça m’énerve quand je prends la peine de faire des démarches longtemps à l’avance pour être certaine que tout soit en ordre et que finalement tout se passe tout de même tout croche.

Et aussi, j’ai décidé de me réconcilier avec Madame P. Et comme preuve de ma bonne foi et dans l’espoir qu’elle accepte mes excuses, je l’ai abonnée à Columbia.

Mouhahahaha!

Un p’tit peu de frustration…

J’en suis à ma dernière semaine de prestations parentales. Je serai officiellement de retour sur le marché du travail lundi prochain, dans une semaine. Comme j’ai une cinquantaine d’heures accumulées depuis le début janvier, je vais continuer au même rythme où je suis là, à savoir une journée/semaine au bureau et quelques heures par ci, par là grappillées de la maison quand les enfants dorment où quand ils veulent venir jouer en bas pendant que je suis à l’ordi. La majeure différence sera le salaire qui va recommencer à entrer, ce qui sera très bienvenu parce que 160$/semaine, on s’entend que c’est pas la grosse affaire! Ma boss est prévenue depuis 1 mois 1/2 que mon contrat doit débuter le 18 février. C’est toujours un bordel épouvantable les contrats à l’université, quand c’est pas les retards, c’est les erreurs, il faut tout vérifier et deux fois plutôt qu’une. Hier, je me dis, je vais écrire à ma boss pour être sûre que le contrat est bel et bien parti, parce que si ce n’est pas le cas, il va y avoir une interruption entre la fin de mes prestations et le début de mon salaire. Vous savez ce que j’ai eu comme réponse.
« Si ma mémoire est bonne tu termines tes prestations le 28 février ? Je peux donc commencer ton contrat le 3 mars »
Ben, non chose. Ta mémoire est pas bonne pantoute. Je prévois donc un mois sans aucune entrée d’argent avec mes dettes d’étude que je vais devoir recommencer à rembourser et avec les taxes municipales qui sont dues pour le début mars. Calvaire! Pourquoi j’ai pas gagné à Célébration, hein? Pou-quoi?!

Et, si ce n’étais pas suffisant… Isabelle Péladeau à Christiane Charette ce matin qui vient nous emmerder avec son « pauvre petit fille riche ».
Heille, saviez-vous ça, vous autres, que le jet privé de la compagnie, elle ne le prend jamais? Ayoye, c’pas facile la vie!
Saviez-vous ça qu’elle est obligée de prendre 2 jours/semaine pour gérer sa fortune? Ouf! Arrête-moi ça, ça commence à être trop.
Saviez-vous ça vous autres, que les gens riches, ils doivent travailler? Oui, oui, parce que les gens qui travaillent pas sont juste des paumés (elle a employé ce terme). Les gens riches, ça travaille de 7h le matin à 8h le soir. Vous saviez ça, vous? Ça y est, ça y est, j’ai la larme à l’oeil.
Check, madame P., va chier, ok!