Mal d’ouïe!

Entendu au Service des finances de l’université tout à l’heure, de la part du sympathique et rondouillet jeune homme travaillant au guichet voisin de celui où j’étais:

(en l’espace de 30 secondes):

« Si vous auriez blablabla
Si vous auriez blablabli
Si vous auriez blablablu »

Je saigne des oreilles!

On déjeunera chez Greenberg…

Souvent, il me revient des bouts de l’album du peuple de Pérusse… comme ce matin!

Dans l’album du peuple Tome 2, si je me souviens bien, il était question des tounes de mise en attente dans les commerces qui pouvaient tout changer notre humeur. Le 1er gars tout content d’appeler chez Croteau, entendait « J’ai un serpent dans mes bobettes » et finalement, engueulait le gars qui répondait avec un: « Croteau, s’ti, ça t’a ben pris du temps à répondre, maudit cornet! » (inoubliable, quand même!!!) Au contraire, un gars très fru que son galliper ne soit pas garanti entendait: « On déjeunera chez Greenberg et on lavera nos enjoliveurs, je te fabriquerai ma belle, une boite à malle sculptée dans n’bouteille d’eau d’javel… » Et finalement, ça ne dérangeait plus trop notre homme que son galliper ne soit plus sur la garantie!!

Tout ça pour dire que: Ben, Pérusse avait raison!!!

Ce matin, je reçois une lettre de l’Agence de revenu du Quénéda m’enjoignant de lui faire parvenir un soit disant paiement en retard de 88$. Pour faire une histoire courte, j’avais toujours dis que j’étais célibataire dans mes déclarations d’impôt et quand Babe est né j’ai eu quelques problèmes avec ça… Bref, je dois beaucoup de fric pour de la TPS que j’ai reçue en trop. Ça fait presque 1 an que ça niaise… J’ai fini par prendre une entente parce que ma contestation n’a rien donné, j’envoie 12 chèques pour le total de la somme due. Mais ils ont décidé de saisir mon retour d’impôt, malgré l’entente prise au préalable avec eux… j’étais en crisse, mais bon… Mais, ils n’ont pas arrêté d’encaisser mes chèques. Quand je m’en suis rendue compte, ils me devaient 75$. J’appelle, il y a peut-être 2 mois, il y a eu une erreur, ils ont mis mon argent dans les acomptes provisionnels au lieu de le mettre sur le paiement de ma dette. Tout est beau, ils me renvoient le reste de mes chèques. Mais, là, ce matin, je reçois une lettre disant que je devais payé 88$ et que mon paiement était en retard. Le 88$ étant la différence entre ma dette et mon retour d’impôt saisi. Ils n’avaient pas compté mes 3 versements… et encore moins décidé de finalement m’envoyer le 75$ qu’ils me devaient.
J’étais en TA-BAR-N**! Je téléphone, j’avais le shake tellement j’étais enragée, prête à pitcher un char de marde à qui allait me répondre, même si je savais que ce n’était pas sa faute.
Ben, croyez le ou non… la p’tite toune du genre « On déjeunera chez Greenberg » m’a passablement dépompé. Et la sexy voix du très sympathique mâle qui m’a répondu a presque réussi à me mettre de bonne humeur…

Comme quoi…
J’ai presque envie d’aller laver mes enjoliveurs.
Quoi? J’ai pas de char?
Bah, je vais laver ceux du voisin!

2 pieds pour…

Marcher!!!

Une semaine avant ses 11 mois, le Babe a réussi à mettre une patte devant l’autre sans l’aide de maman, d’une chaise, d’une armoire. J’ai braillé comme une madeleine… il mesure environ 2 pommes et demi et se dandine comme un homme!

Well… il va pouvoir se sauver de moi maintenant!

On n’a pu 20 ans!

Grosse Saint-Jean cette année: On a écouté le show des Plaines à TQS plutôt que d’y aller. Mon chum haït les foules-saoules. Moi, c’est plutôt Marjo (non, mais, mets-toi une brassière ma grande) et le chanteur des Respectables que je préfère avoir la possibilité de zapper. Donc, on a écouté le show, en mangeant du bon porcogne bien salé et en buvant une U… Tsé… Une U, viarge!!! Un ami de mon chum en avait laissé deux ici et on était trop lâche pour aller à l’épicerie. J’ai honte.
On s’est couché à 11h…

Même ma grand-mère a fait le party plus que ça!

Fut un temps où j’étais plus wild

Ode au lieu : La rue Saint-Joseph

J’aime le quartier Saint-Roch à la folie. Malgré que je demeure maintenant dans Saint-Sauveur, je retourne me balader sur la rue Saint-Joseph presque tous les jours. C’est une rue fascinante, tellement particulière. J’aime d’amour ma St-Jo bigarrée et hétéroclite, autant que mon chum la déteste, pour les mêmes raisons. On y retrouve tous les contrastes de Québec en concentré. La partie du mail qui a été démolie dans l’entreprise de revitalisation du Centre-ville est devenue le haut-lieu du « hip ». Tout ce qui grouille et grenouille de branché à Québec fréquente cet endroit, tellement mal famé il n’y a pas si longtemps. En même temps, malgré tous les efforts de la ville pour tasser les itinérants et autres personnes gênantes de là, il demeure toujours certains individus passablement louches qui rôdent dans les environs. Voilà toute la beauté de la chose! D’un côté de la rue on retrouve le très chic magasin pour enfants Benjo, qui vend des chemises Burberry pour bébés à 200$ et de l’autre des itinérants qui se donnent des coups de couteau sur le parvis de l’Église Saint-Roch! On retrouve les restos et les bars les plus in en ville dans ce coin. En même temps, on y retrouve toujours des bonhommes qui sentent la robine à 9h15 le matin, arrivant peut-être de la Taverne chez Jos Dion, un de mes bars favoris, au grand désarroi de mon chum!! On peut être sur que ça va sentir le poulet en passant devant l’Intermarché, qu’on va se faire quêter du p’tit change en sortant de chez Pantoute, que des punks vont avoir fait chier leurs saletés de clébards sur les trottoirs, qu’on va se faire cruiser devant la bibliothèque, qu’un espèce de bizarroïde va chanter dehors avec son p’tit magnéto, poussant puissamment un « Welcome Wanky », ignorant visiblement les véritables paroles de « Protest song », que ça va sentir bon la brioche devant la Boite à pain, qu’il va y avoir de la musique dehors devant le petit resto au coin, devant l’Église, dont j’ignore le nom. J’aime tout de ce coin ! Autant le très chic n’ hip Largo que l’Épicerie économique. Autant les jeunes mamans avec leur poussette, les grano avec du poil en’d’sous des bras, les gens d’affaire chics et les bums avec des tatoo dans le visage. Pas besoin d’aller ailleurs quand on habite sur la rue Saint-Joseph! Il y a la bibli, un théâtre, une galerie d’art, une épicerie, une boulangerie, une pâtisserie, une libraire. On peut magasiner chez Hugo Boss et deux coins de rue plus loin aller revendre ses beaux vestiments dans un des nombreux pawn shop!
On dirait une chronique touristique pour une gazette cheap!
J’m’en fous!
Moi, je t’aime d’amour ma Saint-Joseph!