Wa wa, bo bo papa!

Le gros Babe est dans une crise de développement de son langage, c’est effrayant! Tellement qu’il ne trouve plus le temps de dormir le jour… Il jacasse comme une pie! Sa vraie mère!!! Il est tellement drôle, on dirait réellement qu’il dit des trucs. L’autre matin, il répétait sans arrêt: « Wa wa bo bo papa ». Comme s’il disait: « Wow! yé beau papa! » Et puis l’autre soir, après quelques papapapa, babababa, il a sorti un mamamaman. Ouf! Je me doute bien que ce n’est nullement réfléchi et qu’il fait juste enfiler des syllabes, sauf que bâtard, ça sonné comme maman et ça m’a fait tout un effet. Complètement viscéral, aucunement logique… ça m’a pogné aux tripes et j’ai failli me mettre à pleurer!! ça va être beau quand il va planter ses magnifiques yeux bleus dans les miens pour me dire vraiment maman! Je vais bien mettre une semaine à m’en remettre!!! J’ai bien hâte de voir s’il va parler jeune. S’il retient de sa maman, ça risque d’être pour bientôt… J’ai presque fait faire un burn-out à ma mère tellement je ne me la fermais pas 2 secondes. Il parait que j’ai fait tout un effet à l’hôpital où j’ai passé 2 semaines quand j’avais 1 an et demi… un jour ma grand-mère est venue me voir et je lui ai lâché un « Eille, mémère, vous avez un nouveau capot! ». En fait, j’ai appris dernièrement que tous les enfants ne maîtrisaient pas très bien le langage à 2 ans. J’étais sûre que tous parlaient très bien à cet âge-là. Tout ce que je connaissais du développement du langage, finalement, c’est ce que ma mère m’avait dit sur moi. Alors, donc, le gros Babe a encore bien du temps pour se mettre à jaser… mais j’ai tellement hâte. J’ai peur de le pousser un peu trop des fois, de l’over stimuler! J’arrête pas, je lui parle, je lui nomme tout ce qui me tombe sous la main, je lui décris tout ce que je fais, je lui chante des tounes, de lui lis des livres, je danse, je me roule à terre, je fais des mimes. Name it, y a rien que je fais pas! Pauvre Babe!!!

***

Il a commencé la natation depuis 2 semaines le Babe, il est pas mal drôle à voir avec son petit maillot de bain! C’est le plus petit du groupe. En fait, ce n’est pas hyper adapté pour son âge, c’est plus pour les enfants qui marchent, mais on s’amuse quand même. Je suis contente qu’il commence jeune, parce que les plus vieux dans le groupe on peur de l’eau, alors je vais peut-être éviter ça en le faisant commencer tout de suite. Il bat des jambes, il ne chigne pas quand je lui fous la tête sous l’eau (j’ai pas osé le faire la 1ère semaine, parce que je suis plus moumoune que lui, mais finalement, pas de trouble!). Ce qu’il aime le moins ce sont les autres enfants qui pleurent finalement.

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Le petit prince et son petit frère!

J’écoutais Découverte dimanche et on y présentait un reportage sur Jean-Marie de Koninck, le scientifique de l’année. Il enseigne les maths à l’université, entraîne le Rouge et or natation et est le fondateur d’Opération nez Rouge. C’est, comme qui dirait, pas un trou d’cul! Des gens brillants comme ça, ça m’émeut. Vraiment! J’avais les larmes aux yeux en écoutant le reportage. Il fait partie de cette dynastie intellectuelle québécoise qu’est la famille de Koninck. Cette famille me fait littéralement capoter! Papa Charles, n’étant pas n’importe qui non plus, a engendré une sacrée bande de cerveaux. Thomas, qui doit être parmi les plus vieux a été mon prof en philo à l’université. Vraiment un homme comme il s’en fait peu. D’une intelligence et d’une érudition incroyable, avec en plus une culture et une sensibilité hors du commun. Le « Petit prince » de Saint-Exupéry, c’est lui. St-Ex était un grand chum de papa de Koninck et il a, semble-t-il, été totalement renversé par la vivacité d’esprit du petit Thomas, ce qui lui a inspiré son Petit Prince. Tout ça pour dire que j’admire beaucoup cette famille qui laissera des marques très profondes dans plusieurs domaines au Québec. En fait, je parle d’eux parce que dans l’entrevue à Découverte, JM de Koninck disait que, voyant son père s’enfermer dans son bureau avec une pile de crayons, il voulait lui aussi écrire un jour des articles, être aussi brillant que ce père qu’il admirait. Ça m’a donné un choc… Je voudrais tellement que le Babe parle de moi de cette façon. Je suis loin du potentiel intellectuel de Charles de Koninck… mais je pourrais peut-être finir ma maîtrise au moins… peut-être qu’il serait fier de moi, un jour!

Mon nouveau jeu favori…

Merci Tigrou d’avoir mis ce truc sur ton blog… je joue depuis à trouver quel genre de toutes sortes de choses je suis… que d’amusement!!!

You Are Lightning

Beautiful yet dangerous
People will stop and watch you when you appear
Even though you’re capable of random violence

You are best known for: your power

Your dominant state: performing

Terminées les vacances en famille

Eh oui, il fallait bien que ça finisse! Mon homme a recommencé le Cégep hier. On a passé des vacances superbes, ça a tellement fait de bien de se retrouver tous les trois. Quand le Babe est né, mon chum n’a pas eu de congé, il était en stage et il devait faire un nombre d’heures précis pour que son stage compte. J’ai donc accouché un mardi et il travaillait le jeudi… Il avait tout de même réussi à se prendre une semaine un peu plus tard avant le retour à l’école, mais enfin, c’était la première fois qu’on était en congé ensemble pour une assez longue période. Je pense que ça a été des vacances davantage pour moi que pour lui! Je me levais le matin allaiter et après je le réveillais pour qu’il joue avec Babe et moi je retournais me coucher jusqu’à 9h30-10h. Le bonheur! Il me semble qu’il s’est passé plein de choses pendant ce mois. Babe mange, il commence à se tenir assis (avec de l’aide), il a fini par se tourner du dos au ventre (ça faisait 2 mois qu’il se mettait sur le côté, mais il manquait de swing pour tourner complètement). J’imagine qu’il va se mettre à ramper bientôt, il commence à lever les fesses quand il est sur le bedon. Ça va tellement vite! Il va avoir 6 mois bientôt, c’est fou!
Alors, on reprend notre petite routine moi et Babe, ce qui est loin d’être désagréable. J’aime ça aussi être toute seule avec lui.

***

Tant qu’à parler de mon chum et profitant du fait qu’il ne lise pas mon blog, je vais faire une petite éloge de sa personne! (Ben quoi, s’il lisait ça, ça pourrait bien lui monter à la tête!!) Mon chum est vraiment, mais vraiment très loin de tous les stéréotypes masculins. C’est la personne la plus honnête, fiable et responsable que je connaisse. En fait, les défauts « de gars », c’est moi qui les ait dans notre couple! Il est intelligent, pas superficiel pour 2 sous, il cherche les qualités du coeur avant la « parure ». Il est tout p’tit mon chum, tout beau et plein de poils! Il me fait rire et prend un malin plaisir à me tomber sur les nerfs avec ses niaiseries! Il me trouve belle mon chum, même avec mes seins qui en ont vu de toutes les couleurs depuis 6 mois et qui sont, pour le moins, asymétriques! « Un DD et un B… ça fait de la variété! », qu’il me dit. Mon chum trouve que les femmes qui ont eu des enfants sont belles. Même avant de vouloir des bébés, il trouvait ça. Je savais que même si je revenais de ma grossesse le ventre vergeturé, la fesse large et le sein bas, il me trouverait belle quand même. C’est tout de même bon pour le moral d’avoir cette certitude… Mon chum et moi, on est « brain connected » comme on dit souvent! Un exemple tout à fait banal: hier il part pour l’épicerie. Une fois qu’il est parti, je me dis que j’aurais du lui demander de me ramener un oeuf Cadbury. Quand il revient, il avait sa face de surprise. Tu m’as ramené un coco Cadbury?!, que je lui demande. Et bien oui! ça semble insignifiant comme ça, mais ça arrive souvent. Des fois, on joue à « Devine à quoi je pense? » et on réussit souvent à deviner à quoi l’autre pense. C’est drôle quand même!
Enfin, tout ça pour dire que… je suis chanceuse.

SOS tétons, me voilà!

J’ai appelé hier le groupe d’entraide en allaitement Entraide naturo-lait pour donner mon nom pour être bénévole. J’espérais commencer bientôt, mais la prochaine formation pour le devenir est seulement en avril. C’est sûr que j’aurai un peu moins de temps à partir de juin parce que, ouache, ouache, ouache, je ne veux même pas y penser, je vais recommencer à travailler. Mais, c’est pas grave, je vais être bénévole quand même. Je suis encore plus motivée après avoir parlé à la fille, ça a l’air vraiment cool. Je ferais principalement de l’écoute téléphonique, mais je pourrais aussi co-animer des rencontres. Il y a plein de formations aussi qui sont offertes sur l’allaitement et autres questions connexes. J’ai hyper hâte de commencer pour pouvoir rendre un peu le soutien de j’ai eu et rencontrer d’autres filles avec qui je suis sûre d’avoir au moins un point commun. Et si je peux juste convaincre une femme de ne pas lâcher, je serai contente. Je pense qu’avec ce qu’ont été les 1ers mois de mon allaitement, je serai une bonne bénévole. Disons que j’ai pas mal expérimenté tous les problèmes qui sont dans le livre…

La citation de la semaine!

Ce n’est pas exactement une citation, c’est juste un mot prononcé hier aux Francs-Tireurs par Stéphane Gendron, le délicat maire d’Huntingdon. Ça m’a permis de résoudre l’énigme Stéphane Gendron… Je me demandais si c’était vraiment un esti de cave ou au contraire un gars vraiment brillant qui usait de ses facultés intellectuelles comme un cave… ça c’est déjà vu!
Alors, je ne me souviens pas du tout de quoi il parlait, mais à un moment donné, les ongles d’orteils me frisent! Non, il n’a pas réellement dit ça!! Il a dit le mot: OB-NI-BU-LÉ!! Calvaire… à la télé! Alors, le verdict est tombé… c’est un esti de cave. Je veux bien croire que ça arrive de s’enfarger dans un mot, mais tu te reprends bondance!

On dit OB-NU-BI-LÉ mon champion…

J’édite avant de me faire demander si je pense que tout le monde qui fait une erreur de français est un cave… Non, évidemment, je ne pense pas ça. SAUF que…
– Quand tu passes à la télé, tu fais attention
– Quand tu n’es pas certain de l’utilisation d’un mot, tu fouilles dans ton p’tit dictionnaire de synonyme interne et tu utilises un autre mot!
– et SURTOUT quand tu es un petit arrogant prétentieux, tu n’as pas le droit à l’erreur. Désolé, mais quelqu’un qui se trouve hot et qui dit obnibulé… c’est un cave!

Fin de l’explication!

Dans la catégorie "sans intérêt"…

Il arrive que mon cerveau comprenne d’une façon disons… différente, les informations qui lui sont soumises!!! Comme ce matin je ris toute seule en me rappelant deux cas particuliers et n’ayant pas peur du ridicule, voici deux exemples, sans grand intérêt je l’admets…

Il y a quelques années, en processus de déménagement, je vais sur le site de Bell pour me faire brancher à ma nouvelle adresse. Après avoir demandé le nom et l’adresse de la facturation, la terrible question « combien de lignes? » apparaît. Je me casse la tête avec ça pendant quelques minutes, en parle à quelqu’un qui me regarde comme une tarée… Et je mets un point d’interrogation à côté de cette question. Mais je n’envoie pas tout de suite mon formulaire… Et bien croyez le ou non, je pensais qu’ils voulaient savoir sur combien de lignes je voulais que mon adresse soit écrite sur la facture… Tsé, demander combien de lignes après m’avoir demandé l’adresse de facturation… ça prend juste ça pour me mêler!!! Je me roule à terre chaque fois que je pense à ça.

Deuxième cas, moins drôle, mais tout de même. Je vois un article de journal s’intitulant « Thèse de doctorat sur les danses à dix ». Bon, je précise tout d’abord que j’ai fait des cours d’ethnologie où il est entre autres question de danses et chants folkloriques (j’essaie juste de justifier un peu mon imbécillité) et bien, je croyais que le doctorat en question était un peu dans ce domaine et qu’il parlait de danses, genre danses folkloriques, qui se dansaient à 10 personnes.

BRA-VO!!!

Je suis vraiment tarte quand je m’y mets!!!!

L’important, c’est d’avoir un bébé en santé!

Il arrive souvent, quand une femme a un accouchement difficile, qu’on lui dise : L’important, c’est que le bébé est en santé. Je réfléchissais à ça dernièrement et je me suis dit que si quelqu’un m’avais dit ça, je lui aurais étampé ma main dans la face! Bon, si une femme a un accouchement difficile et qu’elle dit elle-même, l’important pour moi c’est que le bébé soit en santé, c’est correct. Pour certaines, l’accouchement n’est pas vraiment important. Que le bébé sorte de n’importe quelle manière, tant qu’il sort avec tous ses morceaux, c’est tout ce qui compte. Cependant, ce n’est pas tout le monde qui a cette vision de la chose. Il y a des femmes, en tout cas, il y a moi, pour qui l’accouchement en soi est un évènement d’une importance capitale. Oui, c’est sûr que le plus important c’est que le bébé soit en santé, personne ne va contester ça. Sauf que, bébé en santé ou pas, un accouchement qui ne va pas comme on veut, ça peut être un deuil. Bon, je parle un peu à travers mon chapeau parce que mon accouchement a été parfait, mais je peux assez bien imaginer le drame si ça avait mal tourné. J’attendais mon accouchement avec impatience. Pas juste le moment où j’allais rencontrer mon gros Babe, mais mon accouchement en tant que tel. Les contractions, les poussés, tout le kit! J’ai eu hâte à ce moment tout au long de ma grossesse. C’était pour moi le point culminant de mes 9 mois d’attente. Je n’ai jamais pensé que ça pourrait être douloureux ou aller mal. Je savais que tout irait bien, j’en avais la conviction profonde. Quand les gens me demandaient si j’avais peur, je leur répondais : « Peur de quoi? Moi ça ne me fera même pas mal! » Et j’avais raison! Oui, c’est sûr que ça a fait mal un peu, mais pas assez pour que je m’en rappelle. Je n’ai pas le moindre souvenir de douleur durant mon accouchement. Tout ça pour dire que pour moi, c’était ZE évènement dans ma vie. Le passage entre Ysa-la-pas-mère et Ysa-la-tite-mère. C’était primordial, ça devait bien se passer sinon, ça aurait été un deuil. Un gros deuil. Juste devoir demander la péridurale, ça aurait été un échec. Oui, je prends ça très à coeur, peut-être trop. Mais pour moi, le fait de mettre un enfant au monde, de faire naître mon enfant et de me faire naître en tant que maman en même tant, c’était vraiment le top de ma vie. Et si j’avais eu un accouchement épouvantable, j’aurais eu l’impression de me faire voler le moment le plus important de toute ma vie. Alors, si quelqu’un était venu me dire, par-dessus le marché, que l’important c’est que le bébé soit en santé, j’aurais pété une crise. Parce qu’un bébé en santé c’est important, mais ça ne compense pas pour tout. Parce qu’on a le droit de penser à nous aussi, pas juste au bébé. Parce que si je me fais frapper par une voiture et que je deviens tétraplégique, le fait de me faire dire que l’important c’est que mon bébé soit en santé, est-ce que ça va vraiment m’aider à passer au travers?? Bon, j’y vais peut-être un peu fort… mais enfin, ça illustre assez bien mon opinion sur la question.

Alors, si jamais un jour, j’écris sur ce blog que j’ai eu une césarienne d’urgence après avoir été en travail pendant 96 heures et souffert le martyr, s’il vous plaît, ne me dites pas que l’important c’est que mon bébé soit en santé.

Moi, pauvre?

J’hais l’argent. J’aime mieux ne pas trop en avoir. J’hais ça en parler aussi, même si c’est précisément ce que je suis en train de faire. Je suis pauvre à ce qu’il parait, avec mon revenu familial annuel de 13 000$. Assez pauvre pour avoir accès aux activités de loisirs de la ville gratos! (Avoir su ça avant… j’aurais économisé 200$ en yoga prénatal!!) Selon les chiffres décidé par un quelconque « chiffreur », je suis tellement sous le seuil de la pauvreté que quand je lève la tête, c’est à peine si j’aperçois ledit seuil au loin. C’est pas mêlant, j’ai eu peur que la Guignolée vienne me donner un panier de Noël, tellement on est supposé être pauvre, moi et ma petite famille. (Je ne suis pas encore habituée à ce que le mot famille désigne moi, mon homme et Babe… j’ai un petit frisson de bonheur chaque fois. Il m’arrive même de me répéter que je suis une famille, juste comme ça, pour le plaisir de l’entendre. Famille… c’est quand même un fichu de beau mot je trouve! Enfin, passons!) J’aurais été tellement gênée de recevoir un panier de Noël. Je me serais sentie comme une imposteure. Moi? Pauvre?? Je ne me sens pas pauvre du tout. On a un grand appartement. Vieux, oui. Un peu tout croche, oui. Mais on y est bien. On mange à notre faim, on a chaud, on a des vêtements en masse. En fait, mon chum commence à être plutôt démuni point de vue pantalon, mais c’est davantage une phobie des centres commerciaux qu’un manque de moyens! Non, je ne trouve pas qu’on est pauvre. Je ne me sens pas concernée quand il est question de pauvreté. Ici, on est riche d’amour, de rire, de douceur. On n’est pas trop démuni, je pense, sur le plan intellectuel. On a des discussions riches, stimulantes moi et mon homme. On a de l’imagination. On peut s’inventer n’importe quoi. Même qu’on est riche si on veut. Juste le temps d’un souper au resto, trop cher pour nos moyens, comme on faisait avant bébé. On a du temps de qualité ensemble, tous les trois. On est riche de relations amicales et familiales. Je préfère de loin avoir le compte bancaire vide et le cœur plein de bonheur, la tête pleine d’idées, la maison pleine de rires et de chansons. C’est certain qu’il y a des jours, la poussette pognée dans un banc de neige, où je me dis qu’une voiture pourrait servir… mais la plupart du temps, non. Je ne changerais rien de ma vie, parce que les richesses les plus importantes, je les ai.